les visages de la vie

Au bord du quai

Et qu’importe d’où sont venus ceux qui s’en vont,
S’ils entendent toujours un cri profond
Au carrefour des doutes !
Mon corps est lourd, mon corps est las,
Je veux rester, je ne peux pas ;
L’âpre univers est un tissu de routes
Tramé de vent et de lumière ;
Mieux vaut partir, sans aboutir,
Que de s’asseoir, même vainqueur, le soir,
Devant son oeuvre coutumière,
Avec, en son coeur morne, une vie
Qui cesse de bondir au-delà de la vie.Emile Verhaeren, Les visages de la vie

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3 Commentaires
  1. Auteur
    soleil 4 ans Il y a

    je suis nouvelle sur ce site, comment enlever un texte, svp? merci

  2. Entrelac 4 ans Il y a

    Bonsoir

    Si vous voulez faire enlever Emile faut demander aux modérateurs ….c’est une fonction qui manque au site ” le faire soi-même “….avec le temps p’être

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