Les soupirs de Venise

Tout se fane, tout meurt : je ne puis l’accepter !
Taisez donc vos soupirs, que sont-ils à ses yeux ?
Lorsque j’étais enfant, ils venaient me hanter,
En m’emmenant au loin, les navires des cieux.

Désormais nul bateau ne saurait m’emporter,
Je me suis enchaînée au silence des dieux,
Que les Doges sont froids, pour ainsi me traiter !
Tout s’efface, tout passe, et Titien est si vieux !

En cette nuit d’été, que Venise est cruelle !
M’avançant sur un pont béni par tous les rois,
Je contemple toujours cette ville éternelle.

Mais j’aurai tout perdu lorsque naîtra le jour,
La torture et l’oubli se mélangent parfois,
Car voilà qu’à présent, je soupire à mon tour.

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4 Commentaires
  1. Larsenbac 4 ans Il y a

    Une ville que j’aimerais connaître, et qui a entendu beaucoup de soupirs, par-dessus ou dessous les ponts !
    Cette oeuvre poétique (n’ayons pas peur des mots) est Venise embrassée, sur un sonnet qui nous transporte au dehors du Gothique, avec infiniment de maîtrise pour engloutir une réelle émotion.

    Merci Gala

    L@rs

  2. Zoé Pivers 4 ans Il y a

    Le décor se prête joliment bien aux sentiments
    Finement écrit
    Une délicieuse lecture
    Merci Galabrielle

  3. gabriel-desanges 4 ans Il y a

    Je soupire d’aise à cette lecture !

  4. Entrelac 4 ans Il y a

    J’adore …..Venise et votre poème , qui contrairement au texte me rappelle de délicieux souvenirs !
    Ah ! ce pont des soupirs !

    Un superbe soupir désabusé§

    Merci Galadrielle

    EL

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