Les sept lumières

Une seule bougie pour un cœur qui vacille,
Encore hésitant, l’enfant a juste un an,
Ses yeux reflètent un champs d’éclatantes jonquilles,
Semées par un soupir qui incanta le temps.

Et il va en souffler, des filles d’étincelles,
Ces pucelles de feu qui, chaque année, reviennent,
Toujours plus nombreuses, toujours aussi fidèles,
En volutes d’amour fuyant vers les persiennes.

Puis viendront les années des cortèges enflammés
De processions sacrées ou de bals costumés,
Aux peupliers venteux, on confie ses secrets,
Sous un ciel d’orage qu’éclaire un chandelier.

Le flambeau des passions, dans des cryptes lunaires,
Embrase des regards qu’hallucinent les fièvres,
Les étoiles saignent des morsures de lèvres,
Et des corps se consument aux tisons de l’enfer.

C’est l’âge de raison, les noces aux chandelles,
Des verres pétillants, à défaut d’être amants,
S’entrechoquent pensivement sous des ombrelles,
On chasse de la main tout souvenir grisant.

Collé à la fenêtre où défilent les jours,
Avec le même rêve au collier de l’ennui,
On scrute le fanal qui brillait sur les tours
De cette jeunesse désormais trop enfouie.

Dans un vieux monastère, un spectre vagabond
A soufflé sur un cierge consacré à ton nom,,
Le vent, au loin transporte les vagissements
D’un nouveau-né qui célèbre son premier an.

  • Vues2357
  • Aime0
  • Évaluations12345

©2022 Jepoeme.fr L'utilisation du site JePoeme.fr implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Règles de confidentialité

dolor. porta. tempus vulputate, quis consectetur risus. tristique

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?