Les Seines oubliées

Les Seines oubliées

Les écailles des flots s’effritent, tu sais
Le courant de la vie s’emporte dans les profondeurs du monde
Comme les plus belles images qui dansent sur l’eau
Pour délivrer une dernière beauté, à chaque foi
Un dernier soupir enseveli par l’opacité de notre sillage,

J’ai voulu rapprocher mon corps de ce tableau
Mon ancre était bien trop sombre et déconcentrée
Je me suis posée telle une ivrogne, les visions bouleversées
Je n’aurais su quoi dire aux vagues, blessantes réalités,

Rien n’est chronique sinon l’amour
Ce que j’ai ressenti sur cette berge l’était,
Le vide sous la balance de mes jambes, lui, était unique
Un vicieux déséquilibre au parfum du risque,

Parenthèses contre temps, avertie par l’intuition des sens
Quelques étoiles osaient encore briller au dessus de ce gribouillis
Et tel un crachat du passé, l’écume a étouffé ce que le jour devait à la nuit
Je le savais déjà, les anges s’étaient absentés,

Ces reflets n’étaient que l’image d’un mirage
Ma vision s’est éteinte sur ce quoi elle reposait
Les cases nées d’un soupçon vidées impunément et
Pourtant leur empreinte s’est instalée, tels les fossiles de songes déchus,

Mais le regard se risque parfois au-delà du coeur
À l’appel du métro se précipite ma conscience
Qui naît ainsi d’une nouvelle attente dans la confidence des stations à venir
Mon visage salue enfin le vent dans sa caresse,

Tandis que le voilier s’efface au large, je porte une énième révérence au phoenix
L’aube de son souffle m’éveille de son encens sucré
Du goût de l’entendement, révèle son manque à mes papilles
C’était donc ça, l’alchimie de cette passion était née sans mer…

Zelin

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