Les nomades d’autrefois

Les nomades d’autrefois

Soulignant joliment de ses reins la cambrure,
La gitane exécute, aux trémolos d’un chant,
Un dernier flamenco sous le soleil couchant,
Et traîne dans les airs sa longue chevelure.

Demain, ils s’en iront, toujours à l’aventure,
A l’aube, elle et les siens, les enfants pleurnichant ;
Ils partiront discrets, maudits du doigt méchant
Qui montre le tzigane et son humble voiture.

Reviendront-ils un jour auprès de nos maisons
Où sans le moindre heurt se suivent les saisons ?
Où sans ardeur, l’été, loin de l’Andalousie,

Ne vous promet qu’automne aux coteaux empourprés ?
Rien n’émeut plus nos yeux privés de jalousie,
Souviens-toi voyageur, que le vert de nos prés.

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