Les imposteurs

De l’humus naquit l’humain,
Savante métamorphose,
Un ambassadeur divin,
Incertaine anamorphose.

Jadis un joli jardin
Qui fleurait bon l’abricot,
L’occupait soir et matin,
Il l’avait reçu en dot
D’un barbon infanticide,
Logopède et irascible,
Qui écrivait sur des pierres
De ses dix doigts de tonnerre.
L’usufruitier rêvassait,
En lisant ces bons zutiques,
Des hirsutes hydropathiques,
Fumant des herbes séchées.
Il découvrit la Lilith,
Que les serpents adoraient
Et comme un aérolithe,
Chauffa tant de tout son sang,
Qu’ils s’enfuirent dans des grottes,
Domestiquer les mascottes,
Barrir tels des olifants.
A un couple de mendiants,
Immigrés et sans papiers,
Dénommés Eve et Adam,
Ils offrirent par bonté
Un Eden inespéré,
Et partirent incognito
Retrouver les bonobos.
La suite, vous la savez,
Une pomme fut croquée,
Les fauteurs furent damnés,
A labourer cette terre,
A souffrir dans la misère,
C’est normal que ces intrus
Bossent tels des mal-venus.

Dans l’humus furent inhumés,
Ces humains dénaturés,
Ils ont laissé, déphasés
Leurs mistons dévergondés,
Qui s’épient et s’entretuent
Dans l’envie et la bévue.

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