Les cloches

Les matins s’endimanchent
Lorsque la cathédrale,
De la voix et du geste,
Nous tire par la manche.
Les ferveurs ancestrales,
Sous maintes cloches lestes,

S’entendent à la ronde.
L’air de la vieille ville
S’emplit d’une émotion;
La piété des cœurs gronde.
Une volée servile
Donne l’absolution.

Les cloches se balancent;
Elles crient à tue-tête :
“Du sommet d’une église,
Nous broyons le silence;
La paresse vous guette
Quand le labeur s’enlise

Dans un matin férié.
La grande basilique
Renferme les ferveurs
Des hommes meurtriers,
Des âmes idylliques
En quête de faveurs.

Quand sonnent les attentes
En ce jour de repos,
Le solennel s’accorde
A huit heures pétantes
Au souffle du pipeau.
Maints timbres monocordes

Sonnent la délivrance
D’un poème sous cloche
Dans l’esprit d’un berger.
La verve d’une errance
Tristement s’effiloche
Sur l’élan passager.

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