Les baladins

Quand la ronde des vents emporte
Un essaim bai de feuilles mortes,
Toupillant dans le van du soir,
Je ne peux m’empêcher d’y voir
Le vain manège de nos rêves,
Mystérieux cavaliers sans trêve
Qui nous transportent chaque nuit,
Sur d’autres rivages inédits.

Nous voilà grands explorateurs
Exhumant d’antiques splendeurs,
Aventuriers des mers de Chine
Ou orpailleurs au fond des mines,
Nous combattons le minotaure
Comme d’arrogants matadors
Et nous pourchassons les Harpies
Sur d’autres rivages inédits.

Amants célèbres de Vérone,
Dandies charmeurs façon Pétrone
Dans nos Harems tout alanguis
Shéhérazade divertit,
Parfois la fureur d’Othello
Fait de l’hymen un beau fiasco,
Tel Don Juan, on se dédit
Sur d’autres rivages inédits.

Comme ce chêne dépouillé
De tous ces songes étiolés,
Le jour renaît et nous conduit
Sur d’autres rivages inédits.

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0 Commentaires
  1. Raymond 4 ans Il y a

    Bravo et merci pour cette balade en rivages de rêves!

    Amitié
    Raymond
    v*****

  2. Raymond 4 ans Il y a

    Un doute pour orpailleurs au fond des mines” l’orpailleur travaille avec sa bâtée sur “un ciel étoilé” le mineur a une toute autre façon!

    Merci Poète!
    Amitié
    Raymond

  3. Auteur
    banniange 4 ans Il y a

    Merci Raymond pour ce commentaire et tes précisions, on peut imaginer l’orpailleur rejoindre parfois le mineur par mauvais temps…(bof)

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