L’épave

L’épave

Oubliée, en détresse, expirant sur la grève,
La quille dans la vase, exposée au grand vent,
Appréhendant les flots qu’elle adulait avant,
La chaloupe finit son existence brève.

Qu’ils sont loin ces départs sous le soleil levant,
Quand le temps s’y prêtait, sur l’océan, sans trêve ;
La misérable barque au bord de la mer, crève,
Aux confins de cette eau qu’elle fendait souvent.

Sous le cuisant soleil, sous l’averse qui tombe
Sous la vague en fureur, l’estran sera sa tombe
Que lui creusent le flux et l’inhérent jusant.

Grimée un peu de rouge, on croirait qu’elle saigne,
Ô pitoyable épave, et sa coque s’usant,
Que parfois, épuisée, au calme, elle se baigne.

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