L’enterrement du matin sublime

Sauras-tu jamais comme il est doux de vivre
De ces nuits passés à souffrir
L’ultime voyage en des reins qui abîment
Que n’ai-je enfant laissé sur la route des rires

Des cajolements insensés aux plateaux des soupirs
Le grand médecin me disait de me taire
Arrêtez vos abus, redescendez sur terre
Prenez la des cachets, un repos bien forcé

Non merci, monsieur de la science
Je refuse ici bas vos condoléances
Je resterais l’oiseau au sommet
Je volerais jusqu’à en crever

Et vous savez je comprends bien qu’on ne m’accompagne
Ce n’est pas rassurant, vivre dans la montagne
Pourtant chaque matin
Quand le soleil se lève, colore mes mains

Je revis à l’amour, je suis comme le jour
Pulsion de vie, pulsion de cris

Ne me mettez pas en cage
Même doré vous savez, je mourrais avant l’âge
Laissez donc mes plumes voler au vent
Je les perds une à une, ce n’est pas si violent

Et voici que l’enfant la trouve sur son chemin
Il est fier et la met dans sa poche à chagrin
Elle est douce et caresse sa joue
Regarde ce que j’ai trouvé pépé

Un morceau de l’oiseau
Il l’a oublié quand il s’est posé
À l’enterrement du matin sublime
Des rêves se devinent

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2 Commentaires
  1. DavidFrenkel 2 mois Il y a

    Oui, sus aux médecins
    Que l’on ne porte pas en son sein
    On est jamais servi que pas soit même
    Surtout lorsque quelqu’un vous crie “Je t’aime”

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