Le vieux souvenir

Le vieux souvenir

Orage, Ô vent dément sur champ de blé fleuri
Comme antique ruine, un vieil arbre roussi
Dans l’immense prairie où nul être ne bouge
Semble indiquer le lieu qu’un vieux peintre a choisi
Rêveur solitaire, sur la toile a décrit
D’un beau coquelicot, l’ondulant d’un peau-rouge.

Au fond de la boutique aucun client ne vient,
Admirer ce tableau dont le trait de fusain
Date de cette époque où l’Homme savait vivre
Il raconte l’histoire d’un jeune benjamin
Tel un pinson sifflait, un bouquet à la main
N’écoutait que son cœur qu’un amour rendait ivre

Mais du bel amoureux on n’accorde un penny
Car la belle, d’un geste, au galant fit déni
Telle gerbe de foin qui choit de la charrette
Reste sur le chemin, chevelure en épi
Le regard au lointain, tous les sens au dépit
Il est fini le temps où il contait fleurette

Une ombre passe alors, tel un nuage gris,
Dans l’esprit de ce jeune aux sentiments aigris
Aucune mélodie, nulle note ne vibre
C’est, pour lui, plus qu’un non. C’est une tragédie !
Son rêve merveilleux n’est qu’un songe maudit
Dans le pré tout en fleurs, c’est la mort du félibre.

*LILASYS

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0 Commentaires
  1. Gabrielle 3 ans Il y a

    tableau dépaysant , quel serait il si elle avait dit oui ?

    @micalement

  2. Tesnim 3 ans Il y a

    belle toile et aucun nuage ne la voile
    b soirée

  3. luron1er 3 ans Il y a

    Ce jeune à retenir (d’après Le vieux souvenir de Lilasys)

    Orage, sous le vent dément où le blé flétri,
    Comme une tique me ruine sous ce vieil arbre amaigri,
    Sur ma petite prairie, je suis une petite courge,
    Comme revendiquer envieux des lieux à peine cramoisis,
    Rêveur autoritaire sur son voile défraîchi,
    D’un jeune coque idiot, ondulant quand rien ne bouge..

    En rond comme une bourrique, tourne va et vient,
    Soupirer en lambeau pour l’attrait, je reviens,
    Rate l e moment où la femme voulait vivre,
    Je conte le journal d’un vieux à prendre en main,
    Pour ne plus te siffler, un bouquet sans lendemain
    En parlant à ton cœur d’mon humour, je me livre.

    Comme un pauvre langoureux, la discorde n’est point finie,
    A la pelle, je reste trop fervent de tes si beaux écrits,
    Belle gerbe en foin qui s’échoit sur ma charrette,
    Peste en ton carmin, chevelure grise par dépit,
    Mon œil si proche en un sens, si malappris,
    Qu’il finit l’instant de ma petite opérette.

    Mon ombre dépasse le bord comme un nuage éprit,
    Dans l’âme d u vieux, un pressentiment surgit,
    Belle mélodie, bulle pour notre note puisse vivre,
    C’est pour toi, comme un oui. C’est ma comédie !
    La trêve du merveilleux qu’aujourd’hui je te dis,
    Tout exprès et sans peurs, c’est le mot du félibre.

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