Le soir je questionne ma mère

le soir je questionne ma mère

en secret sur le son des cloches,

comment je dois interpréter les jours

et me tenir prête pour la nuit.

 

Au fin fond j’aspire toujours

de tout raconter sans trêve,

en accords à faire le tri,

de ces sons qui m’entourent en jouant.

 

Doucement nous épions ensemble:

ma mère à nouveau me rêve,

et elle atteint mon être, par le majeur et le mineur,

comme des vieilles chansons

Ingeborg Bachmann.

(traduit de l’allemand)

(juin-juillet 1948)

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4 Commentaires
  1. Music Arts 5 ans Il y a

    Nouvelle découverte d’Ingeborg Bachmann.

    J’ai beaucoup ce lien intimiste entre mère trépassée et enfant adulte grâce à la musique.

    “ma mère à nouveau me rêve,

    et elle atteint mon être, par le majeur et le mineur,”

    magnifique la symbiose qui s’opère.

    Bien à vous.

  2. michel 5 ans Il y a

    Bonsoir M-Wolf,

    il existe une phrase qui, je crois, relie, pérénise le lien qui unit ce que vous décrivez:
    elle dit, de manière un peu énigmatque:
    ” devient ta propre mère”

    cordialement

    m.

    • Auteur
      M Wolff 5 ans Il y a

      Bonsoir Michel, les liens du sang sont un fil conducteur qui n’a pas de frontière.
      Les poèmes de Ingeborg Bachmann sont pour la plupart énigmatiques et
      fortement liés à sa personnalité complexe. La fureur et la douleur dictent
      sa plume, mais aussi l’amour, un mélange explosif.
      L’émotion est à son comble et il en résulte des poèmes d’une profonde
      nostalgie mais aussi très engagés.

      Bonne soirée et merci de la visite.

      M-Wolff

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