Le refuge

Ô se soustraire à ce monde où l’acrimonie abonde

où l’on noircit, incrimine avec une joie méchante,

où l’on blesse à loisir par perfide plaisir.

Trouver dans la Nature un asile plus sûr,

il y règne moins de chaos que dans le cœur de l’homme.

C’est la ressource suprême qui élève notre âme

et fait surgir en nous de nobles inclinations.

La caresse du vent sur nos corps d’écorchés,

la tiédeur du soleil sur nos cœurs de dolents,

le frôlement des herbes tendres sur nos mains orphelines,

un chant d’oiseau qui éveille des élans oubliés.

Ô les robes d’aurore et leurs fraîches couleurs

et l’éclat des vieux ors des couchants romantiques,

l’azur tacheté de léger coton blanc

où le regard se perd en belles flâneries.

Ô les nuits étoilées aux parures de gala,

l’onduleuse caresse des flots resplendissants.

Ce n’est qu’en ton sein,

Nature,

que s’apaisent les chagrins !

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