la poétesse se sent libre
sur ses pages de papier
et sur la pointe des pieds
elle marche en équilibre

Parfois oubliant sa pudeur
devant moi, elle se deshabille
en me confiant ses bisbilles
elle parle avec son coeur…

En lisant ses propos libres
je suis tel un enfant en fugue
face à ses vers qui me subjuguent
et sous ses paroles, je vibre

je traverse ainsi les frontières
visitant son monde et ses décors
et entre ses mots et ses accords
elle adoucit mon coeur de pierre

j’imagine l’ombre de ses mains
se posant sur cette peau blanche
et parlant à mon coeur qui flanche
chuchotant que pleurer c’est humain

La poétesse bourlingue entre le ciel,
le paradis et un coin de cimetière
Où vivent là bas ses amours d’hier
car sa poésie, c’est aussi un mémoriel

Ses vers où j’ouï les cloches tinter
j’entends ses larmes me désarmant tomber
j’aimerais lui dire de ne pas succomber
le paradis c’est pour les désappointer

Mais je ne suis que l’ombre de ses pages
de ses paroles traversant ses lèvres
avant de mourir ici en vers en fièvres
en percevant, les larmes sur son visage

  • Vues763
  • Évaluations12345
2 Commentaires
  1. SYL30 1 semaine Il y a

    J’aime bien l’ idée, qu’un poème peut dévoiler son auteur sans être impudique.

    • Auteur
      slamplait 1 semaine Il y a

      je pense sincèrement que derrière chaque poème d amour
      ou même de peine, il y a toujours une part d impudeur
      Ainsi quand je lis un vers d’amour ou sur la mort, à ce jour
      Je ne suis plus un lecteur, mais d avantage un voyeur
      les mots de l auteur deviennent comme des images
      mon imagination inventera ainsi leurs visages
      Merci de votre commentaire
      Amicalement Eric

Laisser une réponse

©2018 Jepoeme.fr L'utilisation du site JePoeme.fr implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Règles de confidentialité

mattis quis, suscipit dolor sem, vel, ut elit. odio Praesent
ou

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

ou

Create Account