Le divorce des MAUX

Dernier chapitre, dernière histoire, premier délire
Je m’en vais refermer le grand livre des MAUX.

Ma quête se poursuivra bien au delà des mots
Des vers et des rimes, et la muse qui inspire
Ma vie et mon combat ne me fuira jamais ;
Dusse-je m’égarer, je recommencerai
Les méandres du chemin qui me mène vers l’extase
Trahiront mille fois, au détour d’une phrase
D’un petit reniement, mon cœur et ma vertu ;
Mais la persévérance de ma fière entreprise
Trouvera un matin cette terre promise,
Ce Temple de l’Amour où je vais, éperdu.

Voici une romance, une Histoire entendue
Fable d’un temps perdu, qui n’a d’autre vocation
Que de conter l’espoir, susciter la passion
Pour une juste cause, et lier deux espaces
Où nous cohabitons, pour remettre à sa place
La cause de nos vœux, ce legs d’humanité
Que nous voulons laisser à ce monde profane
Qui est aussi le nôtre, un monde sans équité
Un monde peu charitable, que la tranquillité
Déserte chaque jour, une jungle qui crâne
Révélant l’injustice, l’insoutenable drame.

C’était il y a longtemps, et en ces temps farouches
Ils avaient décidé de s’unir l’un à l’autre.
Ils étaient jeunes et beaux, et se sentaient apôtres
Porteurs de tant d’espoirs, ferments de tant de souches
Ils étaient la lumière au milieu du chaos
Il était sanctuaire, elle se nommait profane.

Ils s’infiltrèrent d’abord, puis brisèrent les arcanes,
Fustigèrent les élus, et par delà l’étau
Qui enserrait le monde, ils devinrent un symbole
Et répandirent partout leur contagieuse foi.

Jusqu’au cœur de l’absurde, sous les huées des fous,
Ils façonnaient l’amour, usant de paraboles,
Bousculant l’établi, unis et souverains
Au milieu des cohues, gagnant sur le terrain
Le combat Humaniste, renversant les nantis
Ceux là qui complotaient du fonds de leurs abris.

A force d’idéal et de persévérance
Ils finirent par trouver le temps de l’espérance

Ils purent faire l’amour.

Les siècles s’égrenaient sans que l’engeance arrive
Elle était effondrée, et lui s’impatientait
Le temps faisait cortège, elle devenait lascive.

Un matin il lui dit que l’harmonie mourrait
Le monde redevenait sauvage et archaïque
Comme ils l’avaient trouvé, un siècle auparavant !

Le fruit de leur union, ce que l’amour implique,
Ne verrait pas le jour; Etait ce l’habitude
Qui frappa à leur porte, était ce cet enfant
Qu’ils avaient tant souhaité, il n’empêche que la mort
Eut été préférable à cette solitude
Où les amants du monde plongèrent de tout leur corps.

La misère gagnait en force chaque jour
Et il n’y avait point de remède à ce mal
La solidarité fit place aux luttes tribales
La lumière doucement s’éclipsa et l’amour
Devint une vague idée comme on sèche une larme.

Les siècles sont passés, mais le drame continue
Les hommes se querellent et la déraison tue.

Des prophètes et des sages m’enseignèrent les charmes
De ce monde tolérant où la vertu naquit
Et je voudrais lancer un deuxième défi.

Pour ce faire il convient que la raison surgisse
Du tréfonds de l’histoire, une force qui hisse
Le courage et l’amour, un art qui éradique
La misère du monde, généreux et royal
Réinventant l’union en un combat loyal.

Sommes-nous ces héritiers, valeureux compagnons ?
Notre art est il royal comme le dit l’écusson ?

Si OUI … ?…Alors ?

Saisissons le flambeau et jurons en silence
Que nous pouvons construire après cette sentence
Un monde solidaire, que nous pouvons faire naître
Une parfaite union, résistante et durable
Aux querelles immondes; Il nous faut reconnaître
Au dehors de ce temple, le sens derrière la fable,
Et il nous faut user quelques milliers de fois,
Nos semelles à la boue qui entache notre foi.

C’était il y a longtemps, et ce sera demain
Peu importe du reste puisque notre chemin
Sans cesse croisera les pas de ces damnés,
Puisque l’aube se lève sur d’autres destinées,
Puisque nous sommes cent, puisque nous sommes mille
A désirer la paix pour que l’espoir rempile.

Je promets à présent de ne plus dire ma quête
Je poserai des actes et la passion secrète
Qui m’amène en ces lieux trouvera plus de force
Pour accomplir ma vie, pour fortifier l’écorce
De mon achèvement, puisque Enfin sonnera
Dans un proche avenir, le renouveau du monde,
Et ce sera grandiose, la joie sera profonde,
Alors et seulement ma quête finira,
Et je déposerai sous le bel édifice,
Mes larmes et mes mots comme en un sacrifice
Pour dire que c’est fini, pour chanter, et puis rire,
Et puis pour célébrer l’ouvrage d’une vie.

Alors, et seulement j’en aurai assez dit,
Et je refermerai avec lucidité

Le grand livre des MAUX.

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