Le départ

Je partirai bientôt vers toi, aube réelle,
Et laisserai sombrer, loin de moi, les vestiges
De cités extasiées par d’impuissants vertiges.

J’embrasserai des yeux l’océan de lumière;
D’Éole, je boirai les paisibles soupirs.
Dans ces souffles chantants, je pourrai à loisir
Chercher le souvenir de la voix de ma mère.

Sous le soleil d’été, parfois, je l’entends dire
Que la vie n’offre pas de répit aux rêveurs;
Quelle ironie! Le monde a perdu sa saveur.
Lorsqu’il crache : “rêver”, je murmure : “grandir”.

Alors je n’attendrai pas plus longtemps mon heure,
Et, bientôt, sous des cieux inondés de couleur,
Je partirai chercher ma pureté nouvelle.

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