Le bonheur viendra de notre absence.

L’infinie tristesse de cette attente,
D’une vie passé à croire aux chimères,
Sous les leurres des étoiles patentes,
Qui nous vomissent leurs lois si amères,

Voile mon âme de sombres nuées,
Conscient du début et de notre fin,
Qu’au bout il n’y aura qu’une ruée,
Sur notre poussière du genre humain.

Quand l’existence obscure et inutile,
Pleine de certitudes ridicules,
De ces êtres aux sourires futiles,
Emplis de volontés vaines, pullulent.

Autant de souffrances et de douleurs,
Pour seules offrandes de nos idoles,
Et si peu d’abondance et de bonheur,
Qu’elles se rient de nous, pauvres guignols.

Quand tant de question sont sans réponses,
Et que même les dieux ne savent plus,
Que les cris de sous les coups de semonces,
Sont ceux des enfants déjà étendus.

Alors pourquoi longtemps patienter,
Croire qu’un lendemain sera plus beau,
Et quand bien même vouloir espérer,
Mais de nous ne restera que lambeaux.

Cesse donc de prier et rejoins-moi,
Ensemble regardons faner ces fleurs,
Quand de l’obscurité nous serons rois,
Je voudrais ton sourire et non tes pleurs.

Ô douleur, à ce mal si nécessaire,
Que nos larmes soient notre délivrance,
De ces heures devenues éphémères,
Et le bonheur viendra de notre absence.

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