Las…

Las

Sur la steppe russe glisse le souffle froid
Du vent qui m’a coupé en deux depuis le cœur
Il reste à mes mains dix doigts grelottant de peur
Et mes deux yeux dans l’eau font leur chemin de croix

Toi Sardanapale allongé entre tes proies
Tu fais semblant de dormir pendant que tu meurs
La poitrine écrasée j’agonise en douceur
Quand mon âme perd l’amour auquel elle a droit

Le voyage est de glace et le temps comme en plomb
La dérive m’emporte un peu loin de ma vie
Comme un propre témoin de son calvaire long

Je suis le cadavre d’un amour dévasté
Je vieillis mais au fond je n’en ai plus envie
Il n’est rien qui me tente. Je suis si fatigué.

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