La Vouivre

La vouivre

Bien sur elle était nue
Telle une nymphe improbable
Lovée au bord de ma fontaine
Les ailes repliées
Indolente et pourtant
Aux aguets
Des premières transversales
D’un disque opalescent

Quand à travers les voiles
Des brumes évanescentes
Un rayon de lumière
Irisa l’escarboucle
Et sa pupille hyaline

D’abord elle frissonna
puis comme moire au vent
elle déplia ses ailes
Se dressant lentement
Irréelle en Majesté

D’un oeil transparent
Plus clair que l’eau claire
Elle fit le tour du temps
Enfin dans un éclair
De sa queue de serpent
elle frappa l’eau limpide

Une pluie de cristal
Une gerbe d’argent
Vola en transparence
Et quand elle retomba
La Vouivre n’y était plus

Depuis je reste là
Indolent et pourtant
Aux aguets
Du moindre des reflets
D’une muse immatérielle
D’un rêve évaporé

J’attends

  • Vues1811
  • Aime0
  • Évaluations12345

©2021 Jepoeme.fr L'utilisation du site JePoeme.fr implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Règles de confidentialité

quis amet, ut elit. lectus dolor Praesent tristique velit, consequat. Curabitur

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?