La vie

La vie

Naître sans la conscience du destin, des tourmentes,
Parenthèse sucrée de l’enfance innocente,
Est le plus doux moment qu’il fût donné sur terre
Du passage de l’homme, silhouette éphémère.

Puis regarder le monde, vouloir tout découvrir,
Assoiffé d’horizons et croire en l’avenir.
Etre un maître, un seigneur, un fauve, un marin,
Et s’éveiller un jour, conscient de son chemin.

Puis écouter son coeur et craindre qu’il n’éclate
Lorsque les yeux rivés sur d’autres yeux agates,
C’est le corps tout entier qui s’élève dans l’azur,
Délicieusement lié au joug d’un amour pur.

Puis voir l’eau de la vie s’écouler devant soi,
Charriant les matins clairs, les soirs mornes, les joies,
Découvrir au miroir les flétrissures du temps,
Et laisser en arrière la fraîcheur du printemps.

Et passer du printemps à l’hiver rigoureux,
Marcher le dos courbé, la neige dans les cheveux ;
Oublier le berceau mais entrevoir la tombe,
Emporter au sépulcre les souvenirs en trombe.

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