La rose et le cigare

 

Le cigare suspendu étreignait ses lèvres,
Jaunissant à sa guise des dents encrassées,
Tandis que par moment, les fumés expirées
Allèrent coloniser, s’ancrer sur d’autres plèvres.

Le soleil bien que brulant, refroidissait les ardeurs,
Conservant tant bien que mal un vin chauffé en pot
Alors que le vent soufflant, ne balayait la laideur,
De cette scène où une rose fut écrasée sans mot.

Solide et stable, se tenait fièrement la blanche table,
Actrice innocente, témoin privilégiée de la fin de la fable,
Portant cendrier et pétales de roses presque fanées
Comme un trophée enfantin d’une histoire avortée.

L.

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