La fête à Gaza

La fête à Gaza
J’ai 5 ans depuis hier, le jour de la grande fête pour mon anniversaire.
J’étais très excité depuis le matin et maman préparait le maqlubaa quand on a entendu au loin des feux d’artifices et des pétards partout. Maman m’a prit dans ses bras et a dit qu’on allait faire un jeu. Alors, on a commencé par faire une grande partie de cache-cache et tout le village a joué. Loin de nous, prêt des maison à l’entrée du village, j’ai vu des gens déguisés, tous pareil, qui donnaient des coups de pieds dans les portes pour les ouvrir et claquaient des pétards, de tout coté, avec des bâtons attachés à leurs épaules,comme ceux que j’avais vu une fois au bras d’hommes du village, ça devaient être eux qui cherchaient. Ils avaient l’air d’avoir vraiment envie de gagner.
Nous ont se cachait partout, d’abord dans la maison, puis chez nos voisins et les voisins de nos voisins, certains ne voulaient pas nous ouvrir de peur d’être trouvé et de perdre la partie.
C’était la première fois que j’entendais des feux d’artifices, maman m’en avait souvent parlé dans ses histoires des contes des mille et une nuits, mais je n’aurai jamais pensé que ça faisait trembler le sol et les murs.
Puis maman m’a dit qu’elle avait organisé une grand ballade, en cadeau pour mes 5 ans.
Maman c’est la plus gentille des mamans, tout les enfants de chez nous adorent venir écouter les histoires qu’elle aime nous raconter, le voyage de sindbad de la mer, le marchand et le démon ou encore l’incroyable destin d’Aladin.

Quand maman et moi sommes sorties dans les rues, pour la grande ballade, on a due manquer l’heure de la sieste parce que beaucoup dormaient coucher au sol tandis que d’autre hurlaient et les secouaient pour les réveiller. J’en ai vu pleurer aussi, ils devaient être triste d’avoir rater la sieste,… je crois.
J’ai voulu demander à maman pourquoi les gens avait ce rouge partout mais la grande ballade à laisser place à une grande course, tout le monde couraient en criant dans le résonnement des pétards, les nuages de poussière et de sable et les tremblements causés par les feux d’artifices.
Maman m’a dit que c’était des cris pour nous donner du courage et tous arriver au bout de la course.

J’était dans les bras de maman, les miens serrés à son cou, quand………
Elle est tomber pour dormir, elle aussi.
Alors un vieux monsieur m’a relevé puis m’a pris dans ses bras à son tour.
Je lui ai demander de courir très vite pour qu’on gagne la course mais le vieux monsieur m’a regardé, étrangement, sans me répondre.
C’est là que j’ai vu ses larmes à lui aussi. Il a due se faire mal pendant la course, j’ai pensé.
Après une longue distance, tout le monde était très fatigué et ne courrait plus, il n’y avait plus de feux d’artifices ni de pétards et loin derrière nous, on voyait de la fumer monté jusqu’au ciel.
Beaucoup de gens pleuraient, les mamans chantaient à mi voix des chansons à leurs enfants qui dormaient ou pleuraient. Les pères, eux, hurlaient et rageaient les yeux mouillés, je commençait à ne plus comprendre. C’était ma fête aujourd’hui, pourquoi pleurer ?

J’ai demandé aux vieil homme qui m’avait reposé au sol et qui serait ma main très fort, si maman avait finit de dormir.
Il m’a répondu que maman avait rejoint Allah.
J’étais content pour elle, elle qui m’a si souvent dit que si j’étais sage comme doit l’être un bon musulman, je rejoindrai un jour Allah.
J’espérai que cela m’arrive vite, à moi aussi, ça devait être super, car papa qui y était déjà n’était jamais rentré à la maison. Elle avait due le retrouver, là bas. Peut être qu’elle reviendra avec lui.
J’ai ensuite demandé au vieux monsieur pourquoi les gens étaient triste et en colère pour la fête de mon anniversaire ?
Est ce que j’avais fait quelque chose de mal ?
Les larmes du vieil homme se remirent à couler, il a gardé le silence puis a regardé au loin.
Quand j’ai levé la tête, pour voir ce qu’il voyait, j’ai vu devant nous la ligne d’arrivé de la grande course. Il devait pleuré de joie, maman m’avait expliqué que cela arrivait parfois.

Une grande fête devait nous attendre, car d’autres gens déguisés tous pareil, mais cette fois avec un autre déguisement, faisaient la ronde en ce tenant les mains devant la foule qui les poussait et les chahutait en criant, je n’avait jamais vu autant de monde.

A cet instant, jamais, je n’oublierai le jour de mes 5 ans, me suis-je dit………
Malik

  • Vues1849
  • Aime0
  • Évaluations12345

2 Commentaires
  1. Auteur
    Kclm 5 ans Il y a

    Dommage 😉

  2. Raymond 5 ans Il y a

    Un texte poignant dans l’innocence des actes qui dépassent l’entendement!
    Il faudra du temps pour vider son coeur, oublier..

    Un sujet difficile.
    Merci Kclm

©2020 Jepoeme.fr L'utilisation du site JePoeme.fr implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Règles de confidentialité

dolor. venenatis quis eget ante. eleifend lectus luctus

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?