Kathleen

Elle s’appelait Kathleen, il l’avait rencontrée lors d’une soirée chez des amis, une de ces soirées où les joints tournaient comme des derviches en furie et vous mettaient tellement l’esprit en apesanteur que votre corps ne pouvait que suivre, se détacher de la gravité qui clouait nos pensées au sol.

Elle était rousse, son doux visage pâle reflétait la translucidité de son regard vert, coquin, rempli de promesses et il se baissait langoureusement devant le mien, tout aussi vert que son Irlande natale.

Elle était relativement grande ;
ses épaules fines constellées d’étoiles d’une rousseur à rendre jaloux tout écureuil fier de son panache ;
ses seins, qu’il devinait laiteux, dardaient sous le fin tissu de sa robe tels des tournesols que le soleil attire, phalènes végétales aux racines enfouies au plus profond de la mémoire de l’homme ;
ses hanches qui dessineront les houlements de son ventre quand elle gémira de plaisir sous les vagues de son désir qui se hisse et remplira d’embruns cette crique luxuriante où il s’imagine déjà échouer à demi mort, à demi mots et ivre d’une jouissance que confèrent ,seuls, les doux délices de l’hydromel ;
ses jambes bien ancrées sur l’amer de cette terra incognita, cet Eden aux septs ciels ;
cette lune rousse bien campée, une superbe voie lactée.

Elle s’appelait Kathleen,

Il la voulait douce et câline, il l’avait eue.

La soirée s’était déroulée sans encombres : le feu et le cognac rosissaient ce pur visage si blanc, un vrai coucher de soleil sous une lune pâle et farouche.

L’esprit de l’herbe planait, les anges passaient leur tour à leurs pendants cornus à la queue bien fourchue et à la langue tellement pendue qu’elle leur servait de toboggans.

Et leurs langues se relièrent après s’être déliées.

Le feu envahissait leurs âmes qui devinrent brasiers, baisers, halètements et soupirs.

Leurs regards fondirent, se fondirent dans le magma brûlant qu’étaient devenus leurs corps en fusion : la lave allait couler, chaude, incandescente et il allait la boire sans vergognes tel Prométhée en manque de feu.

Cette nuit serait titanesque, il le savait.

Le monde autour d’eux n’existait plus, il s’était évanoui avec les dernières effluves de leurs parfums, il n’y avait plus de fumée et leurs amis dormaient, l’herbe de Morphée avait fait son office : faîtes de doux rêves…

Eux respiraient et transpiraient d’amour.

Elle portait une petite jupe noire sexy en diable et des bas assortis ; la couleur de sa culotte il ne la connaissait pas mais elle était trempée à ce qu’il put en juger. Ses doigts coururent sur le nylon qu’il fit crisser à la manière d’une Ferrari sur du gravier tandis que de sa seconde main il caressait l’ un de ses seins à travers l’échancrure précipice dans laquelle il allait se plonger corps et âme.

Ses seins étaient parfaits, fermes et élastiques ; sa bouche s’en approcha, magnétisée par ces deux pôles hypnotiques, sa langue s’enroula autour d’un mamelon dont elle fit le tour, son autre main atteignait la pole position. Il releva sa jupe.

Le blanc de ses cuisses assortie à sa petite culotte contrastait avec le noir de ses résilles, son esprit grésillait tel un filament d’ampoule avant que de sauter les plombs.

Il aimait cette blancheur, synonyme de pureté que le noir empiétait.

Cette lumière le damnait.

Il le savait maintenant, elle était une sorcière de retour d’un sabbat (sorte de séminaire pour chatte en fourreau noir), la plus belle des sorcières qu’il lui sera donné de rencontrer.

Le canapé flambait, ses vêtements se désagrégèrent sous l’effet du bûcher dont son sexe était le tisonnier.

Elle s’en saisit, d’un roulement d’épaule sa bouche le happa, l’engloutit : le fourreau avait trouvé sa dague, elle durcit sous l’effet du cocon qui doucement se refermait sur son gland turgescent.

Il lui frôla le sexe à travers sa culotte humide, elle gémit, deux de ses doigts se dirigèrent sous l’écrin de nylon, atteignirent le joyau, le noyau de tout cet hypocentre sismique, ses cuisses s’écartèrent et elle abandonna le mât pour écoper le plaisir qui ruisselait, minuscule ru entre ses lèvres.

Il enfonça ses doigts, elle cria, et il la caressa, lui fit descendre sa culotte vers le bas, son autre main lui enveloppant la fesse qu’il annexa. Il la voulait, il se voulait en elle, tout en elle, il la voulait toute à lui.

Son sexe remplaça ses doigts qui agrippèrent l’autre fesse, il la tira à lui, elle miaula de plaisir.

Son regard s’était évanoui sous les éclairs qui transperçaient ses yeux. L’orage se déchaîna et son ventre trembla sous les secousses que lui prodiguaient les cieux que Zeus fit gronder de désir.

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