Je ne prends de leçons

La flûte de la grive aux soirs les plus doux
Ne monte pas si haut que le chant de mon âme
Tous ces soleils en fleurs que nous portons en nous
Deviennent des frissons et finissent en flamme

Je ne puise qu’au vent, qu’a la ruche, qu’au nid
L’auguste volupté de l’immortelle joie
Qui s’amasse en mon cœur, de même en mon esprit
Je suis de ce pays où le soleil flamboie

Je ne prends de leçons qu’aux branches du printemps
Qu’au ruisseau qui murmure une plainte argentine
L’eau vive habite en moi sous l’habit des couchants
Fleurant de la beauté en onde cristalline

Je sais ce que le merle enseigne à ses petits
Son instinct de survie est un don légendaire
L’oiseau sait le secours des ciels indéfinis
En l’écrin du taillis son nid est reliquaire

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