Je ne dis jamais « Adieu »

(Le 2 août 2014)

 

Le vent chantonnait entre les feuilles jaunes,

Etouffant par moment les bruits de l’opulence,

Cette opulence de vie, de rires, de joies de l’enfance

Lors de ces instants anciens bercés d’innocences.

 

La brume s’était levée le matin dès neuf heures,

Pour se taire comme toutes choses éphémères…

Sur une table en chêne, un rosé en colère

Accompagnait des restes de vodka, de calme-nerfs.

 

Le lait séchés et le pain moisit

Ornaient la cuisine, meubles et carrelages,

Un barbecue rouillé avait fait otage

Un bout de viande qui avait pourri en cage.

 

Quelques choses nageaient dans l’évier

Entre les assiettes, verres et canettes

Qui s’étaient couchés là depuis avant-hier

Tandis que d’un tiroir s’évadait une serpillère.

 

Au milieu de cette pièce posait le reste de chêne

Qui portait en honneur vins acides, champagnes acceptables

Ainsi qu’une tête comblée de poussières, de sables,

Dont nul ne connaissait de son existence la fable.

 

Dans un coin supérieur de la cuisine

Une toile qu’une araignée avait brodée

S’allongeait de là jusqu’à la vitre glacé

De la fenêtre dont la face extérieure fut par la pluie tachée.

 

Dans l’entrée de la porte ouverte,

Se tenait  cette ombre façonnée

Par la lumière de la pièce ruinée.

Elle était revenue pour un au-revoir honorer.

  • Vues1778
  • Aime0
  • Évaluations12345

©2020 Jepoeme.fr L'utilisation du site JePoeme.fr implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Règles de confidentialité

sit vel, ut fringilla Phasellus tristique Donec Sed Curabitur elementum elit. libero

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?