Je ne dis jamais « Adieu »

(Le 2 août 2014)

 

Le vent chantonnait entre les feuilles jaunes,

Etouffant par moment les bruits de l’opulence,

Cette opulence de vie, de rires, de joies de l’enfance

Lors de ces instants anciens bercés d’innocences.

 

La brume s’était levée le matin dès neuf heures,

Pour se taire comme toutes choses éphémères…

Sur une table en chêne, un rosé en colère

Accompagnait des restes de vodka, de calme-nerfs.

 

Le lait séchés et le pain moisit

Ornaient la cuisine, meubles et carrelages,

Un barbecue rouillé avait fait otage

Un bout de viande qui avait pourri en cage.

 

Quelques choses nageaient dans l’évier

Entre les assiettes, verres et canettes

Qui s’étaient couchés là depuis avant-hier

Tandis que d’un tiroir s’évadait une serpillère.

 

Au milieu de cette pièce posait le reste de chêne

Qui portait en honneur vins acides, champagnes acceptables

Ainsi qu’une tête comblée de poussières, de sables,

Dont nul ne connaissait de son existence la fable.

 

Dans un coin supérieur de la cuisine

Une toile qu’une araignée avait brodée

S’allongeait de là jusqu’à la vitre glacé

De la fenêtre dont la face extérieure fut par la pluie tachée.

 

Dans l’entrée de la porte ouverte,

Se tenait  cette ombre façonnée

Par la lumière de la pièce ruinée.

Elle était revenue pour un au-revoir honorer.

  • Vues1510
  • Aime0
  • Évaluations12345

0 Commentaires
  1. Gabrielle 3 ans Il y a

    v*

    @micalement

  2. guariguette 3 ans Il y a

    moi non plus je ne dis jamais adieu je dis au revoir

  3. Baguette 3 ans Il y a

    Bien triste ! 9a sent la désespérance, la sin de quelque chose de
    bon; do,nt il n’y a que ls restes immondes.

    Heureusement le soleil brille toujours et cette ombre lumineuse qui appore sa clarté.

    Un beau partage merci Laroma.

    Belle journée ! Levez lzs yeux au ciel !

  4. Auteur
    Laroma 3 ans Il y a

    Merci pour vos écrits.

    Ne vous inquiétez pas Baguette, même si il est vrai que la tristesse n’est jamais bien loin de moi (carburant de mes natures mortes), j’ai su m’entourer d’une famille et d’ami(e)s avec qui souffler le chaud et le froid est devenue semblable à des jeux d’enfants (les bons uniquement).

    Humm… Un peu de pluie ne ferait pas d’ombre au tableau

  5. Ecriveurvain 3 ans Il y a

    “Pour se taire comme toutes choses éphémères…”
    Merci pour ça! C’est sublime.

    “Le lait séchés et le pain moisit”
    Là par contre je ne sais pas trop comment interpréter…

    Globalement tout ceci est délicieux de trouvailles et de belles émotions!
    Amicalmement
    Bruno

Laisser une réponse

©2019 Jepoeme.fr L'utilisation du site JePoeme.fr implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Règles de confidentialité

felis facilisis tristique ut Curabitur risus ipsum

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

Create Account