Je me souviens

Je me souviens de ce village
où des têtes blondes jouaient,
comme une toile d’un autre âge
où des gens beaux et forts vivaient.

Lorsqu’ils étaient tous dans les champs,
le dos courbé et les mains pleines,
quelques regards attendrissants
dénonçaient quelques fredaines.

Ils avaient beau être à l’ouvrage,
le désir ne faiblissait pas.
L’odeur du foin dans les alpages,
l’envie d’aimer prenait le pas.

On entendait battre au village
l’enclume du vieux forgeron,
alors qu’il forgeait l’outillage
toujours vêtu de son plastron.

On entendait sonner la cloche
qui rythmait le temps qui passe.
On entendait jouer les mioches,
vitres brisées sous la caillasse.

C’est souvent le garde champêtre
qui s’occupait des garnements.
Le dernier mot était au prêtre
ses oraisons étaient serments.

Je me souviens de ce village
où l’air sentait le feu de bois,
un lieu charmant d’un autre âge,
où l’on parlait luxembourgeois.

M-Wolff

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6 Commentaires
  1. Trémière 4 ans Il y a

    joli soir Wolff

    de tendres souvenirs me reviennent

    j’aime beaucoup la nostalgie de ton poème

    Bien amicalement

    • Auteur
      M Wolff 4 ans Il y a

      Bonsoir TREMIERE et merci de ton passage.
      C’est une version brute de décoffrage, à peine écrite déjà publiée.
      J’ai eu tort, ce poème n’a pas d’harmonie. Je vais le refaire. Le reconstruire.

      Je me permets une bise amicale

      M-Wolff

  2. Larsenbac 4 ans Il y a

    La première “impression” donne le LA…
    Je note ici, des sons et des odeurs, qui projettent les images !
    Il faut garder çà… 🙂

    Amicalement

    L@rs

    • Auteur
      M Wolff 4 ans Il y a

      Bonsoir L@rs

      Il faut que je tente de maîtriser l’ardeur qui m’incite à publier un texte
      alors qu’il n’est pas convenablement composé. Je reprendrai ce poème
      un peu plus tard. C’est un peu un défi que je me lance. Merci du conseil.

      Amicalement
      Wolff

  3. Music Arts 4 ans Il y a

    Je viens vous voir, Wolf parce que j’aime l’odeur du fer rougis dans le feu de la forge, et puis les cordes des cloches auxquelles on aimait se suspendre, quant au curé j’aimais quand il montait en chaire.

    merci pour tout ça !

    Belle nuit!

    • Auteur
      M Wolff 4 ans Il y a

      Votre visite me fait plaisir chère Music Arts.
      Il faut battre le fer quand il est rouge, ce texte est encore
      chaud d’hier : il est encore malléable. Il se peut que je le reforge.

      Bien amicalement
      Wolf

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