J’avais vingt ans

Quand l’hirondelle joue avec l’infime brise
Griser par le ciel bleu, par l’or pur des épis
Est-il meilleur endroit quand juillet s’angélise
Que d’attendre le soir près des blés assoupis

A la fin du beau jour quand tombe la lumière
Le paysage semble un merveilleux vitrail
Cet air religieux appel à la prière
Et pour les moissonneurs c’est la fin du travail

Moi, souvent je m’assieds à l’ombre d’un grand chêne
Tout rayonnant d’espoir, j’aime fleurir mon front
Auprès de cette terre émouvante et sereine
L’honneur de mon pays passe par la moisson

Tandis que le torrent indolent et superbe
S’écoule gentiment sur le ravin pierreux
Son murmure paisible épouse le thym, l’herbe
Et capte le soleil pour le plaisir des yeux

Puis vient l’heure rubis, avant le crépuscule
Quand le couchant déploie un splendide éventail
Que le sous-bois rutile et que l’occident brûle
Sous le couvert ombreux, paresse le bétail

Alors un souvenir éveille en moi la flamme
Je buvais le bonheur au clair de ses beaux yeux
J’avais vingt ans, poète au plus profond de l’âme
En cueillant cette fleur je tombais amoureux

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