Poussière

Est-ce le temps qui défile, ou bien
est-ce moi qui fuis devant la nuit,
devant les choses que j’observe et
qui meurent, comme les fleurs qui
poussent dans la poussière de terre,
au milieu d’une étendue de bitume,
loin des jardins et des champs où
elles distinguent les trilles des rossignols,
et ceux des merles qui les imitent.
Elles sont condamnées à vivre là,
entre deux pavés de pierres sales,
au milieu du vacarme de la route.
Route de vie et de mort qui nous mène loin là-bas,
loin des balafres et de l’indifférence,
écrasées, malmenées les tiges brisées,
par les vents impétueux et les roues du destin.
La vie s’accroche partout et tente
de s’enraciner, même dénaturée.
Même quand elles n’ont plus d’espoir,
elles se dressent encore, elles sourient
jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien
de ce qu’elles furent, juste un cliché fané.
D’autres peut être naitront de ce chaos,
au milieu de cette empreinte génétique,
mêlée de poussière et de vieux os, terreau
de vie et de mort jetés dans les fossés du temps.

© M-Wolff
le 17 nov 2018

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