Il était une foi

 
Bien que mon esprit soit devenu bouffon de mon âme
Et que celle-ci applaudit en secret ses propres richesses
Elle craint toujours qu’elles lui soient enlevées, mélodrames
En profits considérables pour un dieu en grande paresse.

Dans l’exercice de l’oraison où l’âme devient servante,
Elle n’est jamais préparée d’être séparée du père céleste.
Qu’elle peut être la source de cette séparation, puissante
Sinon l’esclavage séducteur d’une fausse liberté, en reste.

La piété n’a de cesse de régresser dans la sainte maison
En voulant vivre son indépendance, la servitude se retire.
Les enfants des Dieux d’orient deviennent substitution
Dans une figure misérable d’un démon martyre.

Craignons donc véritablement d’en venir aux extrémités
Craignons donc aussi la première démarche qui y conduise.
Au péril d’une simple foi, souvent au bord du précipice, jetée
Tentons de saisir qu’elle en sera notre misère, de main mise.

Tant que notre âme restera chrétienne en proie aux alarmes
Aux troubles, aux remords, coupables que nous sommes.
On profane notre propre histoire, on se désarme
Et l’on immole notre âme en sacrifice d’hommes.

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2 Commentaires
  1. Ecriveurvain 4 ans Il y a

    Troublante écriture, complexe, dense, tout ce que j’aime!
    merci 🙂

  2. Auteur
    korinkor 4 ans Il y a

    C’est sûrement la conjoncture actuelle qui est le fer de lance de cet écrit. Merci de votre passage. au plaisir de vous lire.

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