Giboulées

Comme des passereaux sur des terres gelées,
Qui ne trouvent rien ou si peu pour se nourrir,
Quand février, ce mois gris et triste à mourir,
Semblait le prédateur des âmes isolées…

Mais, sous notre toiture en tôles ondulées,
A la fin de l’hiver, nous avions le plaisir,
En songeant dans un coin aux beaux jours à venir,
D’entendre le fracas des vives giboulées.

Soudainement, c’était le bruit de vingt tambours,
Qui sonnait le rappel au temps qui suit son cours
Ou d’un je ne sais quoi fleurant bon l’espérance :

Nous avions à nouveau le sens du lendemain
Et l’envie, ô combien, de vivre notre chance,
Car avril annoncé, mai nous tendait la main.

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