Frères de vie

Je titube seul dans la rue,
Change de trottoir
Pour sans cesse voir leurs regards incongrus.
Le miroir qui nous sépare
Les conserve dans leur tour d’ivoire
Mais comment leur en vouloir?
Ils se croient à l’abri
De la vie de sans-abris.
Je débriefe sur les débris
Des bruits du rythme de mon coeur
Lorsque j’entends leurs rires moqueurs
Qui obscurcissent mes yeux comme les cieux annonçant la pluie.
Soudain le temps s’estompe.
Je repense à mon enfance,
Ce passé lointain qui me trompe.
J’aurais dû faire preuve de méfiance.
Faut-il leur rappeler, qu’avant j’étais comme eux,
Un homme, tout ce qu’il y a de plus commun?
Si j’étais demeuré sérieux,
Je pourrais prétendre me tenir serein.
J’admire ceux qui sont soucieux
De ceux qui sont sous ce qui est pernicieux
Autant que ceux qui sont gracieux
Sans ces sous capricieux.
Je tends la main maintes et maintes fois
Mais c’est massivement sans retour.
Peu à peu, je perds la foi
A cause de tous ces vautours
Qui refusent de faire un détour
Capable de réchauffer mes contours.
Le sapin appartient au décor, il fait si froid dehors, je suis aux abois.
Je n’attends plus un cadeau du pôle nord mais du pôle emploi.

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