Folle de danse. 

Paula aime danser et ne manque aucun bal
Allant chercher très loin un orchestre idéal ;
Et comme elle est jolie on l’invite souvent
Elle arrive, on la veut, jamais elle n’attend.

Valsant avec aisance elle sait la polka
Sa mamie lui apprit la vive mazurka,
Son papa le tango, sa maman lui fit voir
Le paso andalou dansé en fourreau noir.

Britannique fox trot ou slow au pas trop lent
Elle a sur toute piste un plaisir évident
À savourer les rythmes, figures et cadences
Refusant le danseur sans grandes compétences.

Un cousin qui du Jazz fit une passion
Lui enseigna le rock, ses exhibitions
D’une passe d’épaule le vol acrobatique,
Prête à de nouveaux bonds sur la folle musique.

Il lui montra aussi le swing au rythme fou,
Le joyeux charleston torturant les genoux,
Les refrains des cajuns, la country magnifique
Évoquant les racines de la grande Amérique.

Mais Paula, dansant tout, a quelques préférences,
Avec certaines danses elle est en connivence

En découvrant des pas, inventant des figures
Et ce qui est latin soudain la transfigure.

Le mambo la ravit, elle aime la samba
Calypso, merengue, biguine, même salsa
Font onduler son corps au tempo asservi,
Son besoin de musique n’est jamais assouvi.

La belle a un secret, aimant par-dessus tout
Un rythme diabolique qui se danse partout :
La mélodie cubaine la brûle et la dévore
Quand la douce rumba se fait lente et sonore

La musique berceuse aux accords sensuels
Incite la danseuse aux plaisirs corporels
Et souple complément du danseur qui conduit
il faut l’étroit contact qui trouble et réjouit.

Elle est sensations mouvantes et propices
Aux frôlements lascifs de lèvres tentatrices,
Au relief perçu à l’étroite pression
De son corps s’accolant à celui du garçon.

Si le danseur est doux il fera ressentir
La venue sans excès, de son naissant désir
À l’enivrée Paula qui bercée de musique
Fait de cette rumba un prélude érotique.

Vaincue elle est entière à la mâle luxure
Et sa féminité dépourvue de parure
S’offre au désir rythmé du séduisant danseur
À son oreille disant ses envies de bonheur.

Dans la chambre coquette où Paula s’abandonne
La belle, se fait chatte et doucement ronronne
Mais si par la fenêtre une rumba se glisse
Elle accède bien mieux à l’ultime délice.

 

 

 

 

 

 

 

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