Fin ?

Les années ont passé,
Mes amours, trépassés,
Hantent encore ma mémoire ;
C’est là, sur ces déboires,
Que commence mon histoire.
J’ai posé mes valises,
Mes fardeaux et mes rêves,
M’accordant une trêve,
Sur la route qui brise,
Nos plus chères certitudes.

J’ai voyagé longtemps,
Vaincre ma solitude,
Me trouvait haletant,
Il fallait que j’avance,
Que je fuis mes démons,
J’apprivoise mes silences
Pour renaître à l’amour,
Sans entrave ni sermon.

Je devisais ainsi
Accueillant chaque jour
Comme une nouvelle aubaine ;
Quand le doute s’épaissit,
Le désespoir enchaine,
Et puis les aventures
Que nous multiplions
Sont comme des ratures
Que laissent nos crayons
Sur les pages de nos vies.

J’ai bien cru quelques fois,
Au gré de mes envies,
Croisé celles d’autrefois ;
Mais c’était une farce,
Mais c’était un mirage,
Et las, encore s’efface,
L’espérance du faux sage ;
Et s’éloigne toujours,
Le spectre de l’amour,
Tandis que nous forgeons
De solides bâtisses,
Tandis que nous songeons
Que la vieillesse tisse,
Des douleurs innombrables
Au crépuscule des jours.

Elles furent mes muses,
Et toutes dissemblables,
Ressemblaient à l’amour,
Et jouaient les intruses.

Il y aura encore
Des cris et puis des rires
Et puis de tout mon corps
Je feindrai ces délires,
Pour engloutir ma peine
Au tréfonds de mon âme,
Pour que brille, souveraine,
Cette petite flamme
Si ténue, vacillante,
Qui fait ce que je suis
Ni valet ni marquis,
L’allure chancelante,
Etourdi, mais inquiet,
En attendant de vivre…

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