Feuille blanche

Feuille blanche

Un soir d’hiver, accoudé à mes vers,
J’attends la nuit et son silence et relis Prévert.
Seul et serein, seul dans la rime,
J’évacue et comprends ce que mes mots compriment.

Je titube tout proche de la seconde strophe,
Et là à la troisième, mes souvenirs philosophent.
Un à un ils surgissent d’un bien profond passé,
Et lacèrent mon âme, s’enivrent de trop d’excès.

J’aurai du, si j’avais et même si j’aurai pu,
Rien ne consolera ma vie si j’avais su.
Les jours sont comme ils sont je ne peux rien changer,
Le vent s’il doit tourner tournera. Espérer ?

Ce soir chère chandelle, vacille tant que tu peux,
Le vent viendra t’éteindre, t’étreindre dans les cieux.
Les vers que je déverse comblent juste mon âme,
Je lierai à mon sceau mes vers sans aucun drame.

Endors-toi poésie ce soir rien ne rime,
Avec le mot pulsion qui mes pensées anime.
Respire, reprends des forces et crois bien que demain,
J’aurai force et courage pour titiller tes saints.

Tu es seule sensuelle, tu sens la douce aurore,
Tu absorbes mes maux et lasse, tu rêves encore.
Chaque jour que j’espère être bien plus clément,
N’apporte que fracas et tous les jours je mens.

Mais je sais que demain mes vers rimeront,
Et je sais que demain, reviendront les pulsions,
Qui animaient jadis ma plume et son entrain,
Je suis un optimiste, serais-je trop enfantin ?

Stéphane CHENEVAS-PAULE
3 Février 2016 – 15 février 2016

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