Femmes, n’enlevez point le linceul…

La tignasse d’une demoiselle
Ondulant gracieusement
Dans l’atmosphère d’un jour d’été
Me transporte vers la sylphide
Qui s’est un jour évanouie
Dans le tourbillon d’un amour envolé.

La grâce féline au coin d’une rue
Rythme les pas d’une jeune femme.
Sa foulée élastique
Arpente les cendres de la passion ;
Elle ravive le feu
D’un amour poussiéreux.

L’éclat azuré des belles châsses
De la naïade surfant sur l’océan
Colore l’immensité d’un regard
Qui cherche dans le désespoir
Son amante ensorceleuse
Enfouie sous un amas de querelles.

Un baiser échangé passionnément
Entre chien et loup, à la pleine lune
Enflamme les deux amants
Et éclaire d’une lumière crue
Le crépuscule de mon amour
Qui descend sur le noir horizon.

La gorge qui pointe sous un fourreau
Me poignarde, me tourne le sang.
Je me souviens d’une chaude poitrine
Qui me transportait au sein du divin.
J’ai froid jusqu’à la moelle des os
Et pleure le paradis perdu.

Le sourire au coin d’une lèvre charnue
Embrasse mon âme en berne.
La bouche enchanteresse de ma dulcinée
Se manifeste de manière inopinée
A travers la lippe de cette beauté ;
Elle parle à mon souvenir.

Moi, l’amoureux écorché vif,
Mes plaies saignent au contact de la vénusté.
Le charme féminin ranime ma douleur
Gisant dans le cercueil de l’indifférence.
Femmes, n’enlevez point le linceul
Sous laquelle se terre ma désillusion.

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