Dies irae

L’ouragan et le tonnerre
Emissaires de l’enfer
Ouvrent sur les hémisphères
Leurs écluses de colère

Comme un long cortège en deuil
Les nuages fondent en pleurs
Que les corniches recueillent
Dans leur maussade rumeur

Et le firmament flamboie
C’est la forge de Vulcain
Quand ses enclumes foudroient
Dans un fracas inhumain

Des éclairs crépitent en rage
Tels des serpents enflammés
Qui sillonnent les orages
Et vont mordre les sommets

Dans la ville tout se tait
Toute rue est désertée
Parfois grelotte un clocher
Une plainte soupirée

Et la peur va se loger
Dans les maisons effrayées
Où tremblent de pauvres ombres
Qui écoutent les vents sombres.

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2 Commentaires
  1. Raymond 4 ans Il y a

    Ambiance électrique, l’esprit change face aux éléments que nous ne pouvons maîtriser

    J’aime ton poème il a un impact certain quand en mer essuyant les coups de vent pour nous c’est ça la vie la vraie affronter les tempêtes les vêtements toujours trempés les bottes pleines et…

    Merci du partage Giovanni
    Rémo

  2. Auteur
    banniange 4 ans Il y a

    Merci Rémo, jeune, j’ai souvent rêvé de m’engager dans la marine marchande tant la mer m’a toujours fasciné, je comprends très bien ta passion!
    A bientôt

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