Délire et lucidité

Ah! Que les jeunes fleurs et leurs senteurs vernales,
Me retournent les sens et le cœur en avril,
Avant que le bourdon, butineur de pistil,
Y savoure en noceur les chaleurs estivales ;

D’autant plus que bientôt, les couleurs automnales,
De leurs charmes furtifs annoncent le péril,
Faner ou bien périr sous un premier grésil
Qui se fait le grelot des froideurs hivernales.

Primevère et jonquille ou cette rose, encor,
De la vie ici-bas, plantent bien le décor :
Ainsi va le printemps, ainsi va la jeunesse,

Le temps d’une fleurette et c’est déjà l’été,
Puis vient alors l’automne et le regret qui blesse,
Et le vent qui ravage, en hiver, la beauté.

2013

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3 Commentaires
  1. ÖdeLa 6 mois Il y a

    “Ainsi va le printemps, ainsi va la jeunesse,

    Le temps d’une fleurette et c’est déjà l’été,
    Puis vient alors l’automne et le regret qui blesse,
    Et le vent qui ravage, en hiver, la beauté
    et ces prémices des quatre saisons c’est aussi notre chemin de vie !

    Beau sonnet
    merci

  2. valsero 6 mois Il y a

    Ce texte glisse sur la vague sonore de la nostalgie des belles saisons.
    amitiés poétiques

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