L’abbaye est en ruine au fond du vallon.

Perçant le vert de la forêt qui l’assassine,

Sur le ciel clair, en pierre jaunie, se dessine

Le clocher pleurant l’oubli de son carillon.

 

Sous les majestueux arcs de voûte effondrée,

Au travers des vitraux dévastés de la nef,

Des piliers étouffés et sur les bas-reliefs

Glisse et s’éparpille une lumière cendrée.

 

Froids, sous la ronce, les gisants au yeux de pierre

Contemplent les pans de murs rongés par le lierre,

Défunts témoignant des inutiles prières,

Des orgueilleux sanctuaires, vains, éphémères.

 

Dans le sombre silence du cloître éventré

Rodent les fantômes des moines concentrés.

Des arcanes de leurs irrationnels cerveaux,

Sur les ogives, ricanent les noirs corbeaux.

  • Vues631
  • Évaluations12345
0 Commentaires

Laisser une réponse

©2018 Jepoeme.fr L'utilisation du site JePoeme.fr implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Règles de confidentialité

a9021e385f62b8b30f3d3e85c1ad1a6cmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm
ou

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?