conte en chemin

CONTE EN CHEMIN
le chemin se détourne et esquive le village
s’arrache en deux pour pénétrer la place
et dégage une telle impression d’ennui
qu’il s’en va de nouveau vers un autre pays

le chemin est vieillit et le temps le harcèle
chaque goutte de pluie l’enfonce d’un millimètre
le froid l’engourdie, le rendant agressif
et l’été qui le craque tout comme une brindille

le chemin s’évanouit derrière une montagne
traverse la forêt en évitant les arbres
frôle les maisons qu’il ne touchera jamais
ce n’est sa fonction de rentrer dans les haies

le chemin est petit, moyen ou énorme
pour un homme, une charrette, un 38 tonnes
il emmène l’enfant vers son école
et le grand de le suivre sans regarder sa forme.

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0 Commentaires
  1. personne 3 ans Il y a

    https://www.youtube.com/watch?v=9hj_8RhPcFM
    Veillée des conteurs (complète) 2015 | Festival Acadien Nouvelle-Acadie

    “le chemin se détourne et esquive le village
    s’arrache en deux pour pénétrer la place
    et dégage une telle impression d’ennui
    qu’il s’en va de nouveau vers un autre pays”

    Un petit chemin pour nous inviter à un voyage dans le temps.
    Je crois entendre les conteurs de notre Ile, le défilé de toute un arbre généalogique à l’intérieur du récit lui même.
    Depuis l’âge de cinq ans, je suis fascinée par l’histoire des Acadiens.
    Je me sens un peu liée aux pages de leur histoire.
    Après toutes ses péripéties, les acadiens se sentent encore français dans leurs âmes. Leur attachement à la langue française porte les éclats de leur culture.

    Amitiés
    Silence

  2. personne 3 ans Il y a

    https://www.youtube.com/watch?v=Gut4Dps2970
    Levée du drapeau 2015 | Festival Acadien Nouvelle-Acadie

    Du bruits, ici et là, à la croisée des chemins pour se rappeler le destin des siens.

    Amitiés
    Silence

  3. personne 3 ans Il y a

    https://www.youtube.com/watch?v=ep73HgZWbl0
    Fete de l’Acadie – 15 Aout 2015

    conte en chemin

    CONTE EN CHEMIN

    “le chemin se détourne et esquive le village
    s’arrache en deux pour pénétrer la place
    et dégage une telle impression d’ennui
    qu’il s’en va de nouveau vers un autre pays”

    Conte en chemin, le payasage en connait plus que les hommes sur le conte en chemin de nos décors.
    Autre espace , autre temps, le chant de nos chaussures s’accroche à l’aventure des petits pieds en marche, tant de souliers usés, tant de pas lourds…

    Les saisons de nos vies dans les états d’âmes du marcheur.

    Amitiés
    Silence

  4. personne 3 ans Il y a

    Les paroles ” Evangéline ” avaient été écrites par André-Thaddée Bourque (1910). Il ne faut pas confondre ce poème/conte avec le celui de Henry Wadsworth Longfellow. Ils ne sont pas le même. Il s’agit de l’exil des Acadiens d’un endroit maintenant connu comme La Nouvelle Ecosse, L’Ile du Prince Edouard, et le Nouveau Brunswick. Le Grand Dérangement a eu lieu pendant les années 1755-1764. Les Anglais, en guerre contre les Français, voyaient que la population en Nouvelle France était plutôt française. Alors plus de 11,000 des environs 14,000 habitants ont étés déportés aux Etats, La France…quelques-uns se trouveront éventuellement en Louisiane, les autres disperses on ne sait où.

    Évangéline

    (André-Thaddée Bourque 1910)

    Je l’avais cru, ce rêve du jeune âge
    Qui, souriant, m’annonçait le bonheur
    Et confiante en cet heureux présage
    Mes jeunes ans s’écoulaient sans douleur.
    Il est si doux, au printemps de la vie
    D’aimer d’amour les amis de son coeur
    De vivre heureux au sein de la Patrie
    Loin du danger, à l’abri du maleur
    Loin du danger, à l’abri du maleur.
    Refrain
    Évangéline, Évangéline
    Tout chante ici ton noble nom
    Dans le vallon sur la colline
    L’écho répète et nous répond:
    Évangéline, Évangéline.

    Qu’ils étaient beaux, ces jours de notre enfance
    Cher Gabriel, au pays de Grand-Pré
    Car là régnaient la paix et l’innocence
    Le tendre amour et la franche gaité.
    Qu’ils étaient doux, le soir sous la charmille
    Les entretiens du village assemblé!
    Comme on s’aimait! Quelle aimable famille
    On y formait sous ce ciel adoré
    On y formait sous ce ciel adoré.

    Refrain

    Là, les anciens, devisant du ménage
    Avec amour contemplaient leurs enfants
    Qui réveillaient les échos du village
    Par leurs refrains et leurs amusements.
    La vie alors couplait douce et paisible
    Au vieux Grand-Pré, dans notre cher pays
    Lorsque soudain, notre ennemi terrible
    Nous abreuva de malheurs inouis
    Nous abreuva de malheurs inouis.

    Refrain

    Hélas! Depuis, sur la terre étrangère
    J’erre toujours en prioe à la douleur
    Car le destin dans sa sombre colère
    M’a tout ravi, mes, amis, mon bonheur.
    Je ne vois plus l’ami de mon enfance
    A qui j’avais juré mon tendre amour
    Mais dans mon coeur je garde l’espérance
    De le revoir dans un meilleur séjour
    De le revoir dans un meilleur séjour.

    Refrain

    https://www.youtube.com/watch?v=QI7utvhsXrc

    Évangéline – Marie- Jo Thério

  5. Auteur
    peon 3 ans Il y a

    bonjour personne,

    j’ai appris beaucoup de choses grâces à vos commentaires. Je suis heureux que le chemin vous inspire, car disait ma mémé: “on est né avec des jambes, c’est pour marcher”.
    peut-être était ce là la sagesse d’une complicité partagée entre un chemin et nous?

    belle journée à la “personne” que je distingue respirer au rythme de sa marche.

    péon

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