Quand la terre est changée en un cachot humide,

Que mon âme se plaît d’en être illuminée.

Quand la pluie étalant ses immenses traînées

Caresse, en la sculptant dans sa beauté splendide.

 

Mondes étincelants, vous le savez sans doute!

Une source plaintive en habite la voûte.

Voyez comme l’eau tombe, et de blanches dentelles,

Nous entendons sa voix et le bruit de son aile.

 

Comme tu resplendis, paysage mouillé

D’un jaune paille mûre et feuillage rouillé,

J’aime ces trains mouillés qui passent dans les champs,

Vous, jeunes arbrisseaux et vous, arbres mourants.

 

Il pleut. je n’ai plus rien à dire de moi-même.

Entre ses bras divins s’écrit notre poème,

Sans songer seulement à demander sa route

M’a dit la pluie : Écoute. Ce que chante ma goutte.

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