bord de mer

BORD DE MER

Brûlant fut le sablon à la fin de la route ;
Dont rêve l’autre sable, ô dune n’étant plus,
Rivage n’étant plus, silence n’étant plus,
Que gloire des essieux! Semblaient dans un été
Ruer tous les soleils que domptèrent les nuits.

Brûlant fut le sablon à la fin de la route,
Et cependant pieds nus, nous marchions vers la mer.
Nous appelait sa voix, tour à tour rauque et claire
D’un langage apaisé, qui sait trop ce que c’est
Que crier une insulte à des brisants du ciel.

Nos pieds nus, évitant les coquilles de nacre,
creusaient le brasier, trous que comblerait la brume.
Au bord de notre espoir de gagner loin l’îlot
À la force des bras, nous trouvons l’eau peu chaude,
Mais assez pour tenter la conquête des flots.

Au bord de notre espoir de gagner loin l’îlot,
Nous nous frottons la nuque, et le torse et le ventre,
Avec le sel de vie, pour ne pas mourir jeune;
Avec le sel de vie qui vous tire la peau
Quand il sèche et blanchit sous le feu de la terre.

Nous nous frottons la nuque, et le torse et le ventre,
Avant de nous plonger dans la marée montante
Qui éloigne le monde étonné qu’elle monte
Plus vite qu’un galop de chevaux effrayés,
Qui dérange le rêve au ras des corps cuisants.

Plus vite qu’un galop de chevaux effrayés,
Un vent fou a surgi du lointain des remous,
Par le près des rochers moussants sous le ressac,
Et jetait des paquets de mer contre nos reins…
Qui encore sont bleus du souvenir heureux!

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