Ballade pour le chemin de fer

 

Pendant que le frisquet automnal

Déferlait d’un pôle épidermique à l’autre

Pour calmer les ressacs d’un printemps théâtral

Et laisser atterrir les folies astronautes,

 

Le ciel mixait en alchimiste aguerri

Ses sempiternelles pluies de cristaux

Dans un mélange peu probable de couleurs et de gris

Nous coulions prudemment l’ancre du bateau

 

Préparant le moelleux des voyages tranquilles

Que même les mers troublées ne sauraient ternir

D’un côté le plomb des sommeils à venir

De l’autre la carte de sensuelles resquilles

 

Soignant les brûlures et la flamme qui grésille

Nourrissant d’espoir le bûcher des soupirs

Alors que tu balades ta gamelle, sifflotant de plaisir

Pour me laisser croire que la route est facile

 

Je te regarde partir en savourant ton bec

Courageusement dans le blizzard des pauvres

Il n’y a de plus bel endroit que le froid du Québec

Lorsque le soir revenu, tu parfumes l’alcôve

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4 Commentaires
  1. Frederik 5 ans Il y a

    Le dernier quatrain, entre autre, est splendide !

    F.

  2. Boho 5 ans Il y a

    prenez le petite train-train des mots, métro, boulot, dodo!

  3. EricS 5 ans Il y a

    TchouTchou 🙂 je trouve le début comme écrit par une plume maîtrisant sa liberté, puis allant vers la fin je la sens comme s’enfermant.
    Bye

  4. savonnette 5 ans Il y a

    Magnifique.

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