Aux urgences (en poésie libre)

Des organismes malmenés
Pétrifiés d’ennuis,
Des chairs férocement dévastées
Haletant d’inquiétude,
Sont allongés sur les couches de la souffrance.
Des nuages de détresse
Flottent dans la prison de la maladie.
L’astre des visages infirmiers
Se marquant d’indulgence,
L’étoile des figures infirmières
Brillant de magnificence,
Dardent leurs rayons
A travers la brume du malheur,
Sur les esprits éplorés.

Mais les cris des entrailles de la Géhenne,
Résonnant diaboliquement
Dans la bouche d’un voisin meurtri
Secouent le malade combattant sa peine.
Alors, le chant de la tendresse
S’écoule d’une main parente
Assourdissant les plaintes de l’enfer.

Le regard inquisiteur d’un faisceau,
Le procureur du mal,
Furetant les recoins
De la machinerie humaine,
Plonge à nouveau le malade dans la terreur
D’une sentence à venir.

Ses yeux se perdent dans les formes,
Ses oreilles s’égarent dans les pas
Des blouses blanches imperméables à lui.
Soudain, la blouse divine lui fait face ;
La parole immaculée le rassure,
Le verbe lilial le guérit.

Son voisin souffrant pousse un râle salvateur :
La noire destinée l’a prise sous son aile
Pour briller déjà dans la nuit éternelle.

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