Aux heures éblouissantes

A l’heure du couchant prés de la vieille église
Le village s’apaise à l’ombre du clocher
Là-bas la moisson d’or, caresser par la brise
Chatoyant de reflets, force l’âme à rêver

Pour accueillir la nuit la lumière décline
Un doux frémissement étreint le vieux tilleul
Le bocage s’endort au son d’une clarine
Et l’onde s’enrichit d’un émouvant linceul

De vie et de beauté s’irise chaque chose
Comme un grand livre ouvert l’univers resplendit
Erigeant aux vieux murs la douce apothéose
Et l’on se sent si bien quand l’oiseau bleu s’enfuit

Qu’il semble que le soir célèbre l’harmonie
Quand sonne l’angélus le temps s’est arrêté
Honorant cet écrin, d’une grâce infinie
L’ancestrale vertu des portes du passé

Fait chanter le terroir, cette terre natale
Les aïeux disparus, à l’appel des esprits
On ne peut résister admirant la vestale
D’orner la croix du Christ d’une gerbe d’épis

De ces tendres instants au milieu du silence
Dans l’attente sans fin qui consume le cœur
Le moindre friselis devient la providence
Qui offre à tout poète un nid pour le bonheur

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