Autre

Misérable, je le suis

Faucon nocturne,

A perdu ma vie

Dans l’ombre diurne.

 

Songes malheureux du destin

Les larmes effacent le matin,

Une poitrine dessine une autre main,

Ou câline la peau de mon sein.

 

Nébuleuses pensées aux regards obliques,

Les corps dénudés ont fécondé

Un monde sans l’autre tyrannique,

Dont le ciel a pu s’élancer.

 

Aimer a été une illusion trop grande

Dans mes rêves les plus ennuyeux,

Jamais la neige n’a pas fondre sans les Landes,

Lorsque mes larmes déversent un océan de maux.

 

Comme Prométhée, je ne pourrai pas revenir en arrière

Le futur sera aussi douloureux que l’éternité,

Dormir à tes côtés, je l’aurai voulu malgré

Ton absence et ton amitié rognées par ces barrières.

 

Aucun espoir ne pourra peiner mes flots,

Rencontrer l’autre, c’est un jour,

Les aigles berceront les nuages lourds

Dans cette berceuse à demi-mots.

 

Je venais te dire que je m’étais attaché

Mais tu préfères regarder ailleurs,

Je me sens aussi battu, violé

Nu comme un sapin sans bonheur.

 

J’aurai beau hurlé de ton âme,

Mes ongles m’acèrent

Les veines luisent ton charme

Je ne serai juste qu’une proie dans tes serres.

 

 

  • Vues2089
  • Aime0
  • Évaluations12345

©2020 Jepoeme.fr L'utilisation du site JePoeme.fr implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Règles de confidentialité

elit. efficitur. ipsum ante. leo. massa at

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?