ange gardien

Élytres blanches semées de rouge,

Il est debout dans la lumière,

Le regard triste, la bouche amère ;

Autour de lui plus rien ne bouge.

A ses pieds coule un flot immonde

Délivré de l’entaille profonde.

Tapie dans l’ombre la bête meurt,

Son agonie compte les heures.

Déjà, l’aube se lève, froide,

Voile crissant comme une aubade.

On croirait voir dans la glace

L’ange gardien de Samothrace,

Victoire de chair drapée d’ivoire,

Issue de vain réquisitoires.

Sentinelle muette, fidèle égide,

Il chemine, céleste et impavide,

A mes côtés, ombre légère,

Éclairant les desseins de mon erre.

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