De nombreux confettis blancs
Voltigeaient joyeusement ;
Ils allaient rendre glissant
Le trottoir souffre-douleur
Des pieds battant les distances ;
Ils allaient rendre savonneux
L’allée esclave
D’une chaussée ébruitant sa peine
Sous des voitures brûlant leur essence ;
Le sol prendrait sa revanche
Sur l’arrogance des semelles
Frappant avec hargne
Des pavés s’alignant docilement ;
La route se vengerait
De l’insolence des roues
Chauffant continuellement
Un bitume s’offrant à perte de vue.

Il goûtait la fraîche concupiscence
A la proximité d’un corps de femme ;
La volupté coulait d’un bras féminin.
Le firmament poudrait à blanc les promeneurs
Emmitouflé dans la blancheur ;
Le ciel masquait la candeur d’une vénus
S’agrippant à l’’homme en toute innocence ;
Les flocons liliaux recouvraient la beauté.
Ils habillaient une attitude équivoque
Sous l’effet d’une peur ;
Rassérénée par une main hospitalière,
La sylphide cassait la convenance
Sur une chaussée glissante.

Homme n’emballe pas ton désir
Dans une neige complice ;
N’enveloppe pas ton espoir
Dans une neige éternelle ;
Elle ne couvre pas les sommets de l’amour
Restant au bas de tes illusions ;
La neige fondra sous les fièvres de la femme
Et se confondra avec le froid
Quand débarrassée de sa crainte de chuter
Elle restera de glace
Devant le feu de tes sens.

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