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Corolles magiques, jaillies des eaux natales,
Aube ravie, ton regard transperce le voile,
D’un monde de mystère où gémissent les vents,
D’un monde en extase où soupirent les amants.

Herbe brûlante, y paissent les années-lumière,
Marche chavirante, tu cherches le chemin
Qui sort de la forêt où l’enfance se perd
Pour franchir ce vieux pont où tremble ton destin.

Au ciel immobile, tu cloues tes lourds tourments
Tes incertitudes aspirent au néant,
Là, rampent dans l’effroi, de sifflants serpents noirs
Qui s’immiscent sans cesse au coeur de tes espoirs.

Corolles flétries glissant sur les eaux fatales,
Aube affaiblie, ton regard s’éteint sous le voile,
D’un monde de parade qu’orchestre le sort,
D’un monde de charades qu’exhalent les morts.

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