Agonies

Agonies

Quand s’éteignent les vitrines, que la nuit noie le monde,
Déambulent des ombres qui gagnent leurs refuges
Dans des ruelles sombres en coupables transfuges
Dans la ville endormie où la lune est féconde.

Le temps est à l’orage et ils pressent le pas.
Loin des honnêtes gens, ces cohortes de gueux
Avancent anonymes vers un destin rugueux
Gommant leurs patronymes, et guettant leurs trépas.

Je les entends parfois qui murmurent et qui prient
Pour atteindre les cieux dont ils se sont épris
En s’écorchant le front au fond de leur tanière.

Ha qu’il est vain de croire que nos maigres aumônes
Sous la lumière blafarde de nos bonnes manières,
Peuvent réconforter des cœurs qui s’époumonent.

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