Ecrire est comme un second souffle pour moi,

Oui, moi qui parle si peu,

écrire est mon exutoire, 

quand j’écris, je me sens vivre,

et pourtant, je n’arrive pas à écrire ce mémoire de fin d’études

comme j’écris ces poèmes qui décrivent ce que je ressens.

Tant d’années passées à étudier,

et enfin je vois le bout du tunnel.

Seulement, maintenant que tout se joue,

je me bloque, je n’y arrive pas.

J’ai peur de ne pas y arriver, 

peur de ne pas être à la hauteur.

J’ai peur de l’après qui me semble tellement incertain.

Une fois mes études finies, 

que vais-je devenir?

Tant de combats m’attendent,

je ne me sens pas prête à les affronter.

Et pourtant, il le faut bien.

Et maintenant, je dois donner toutes mes forces pour gagner cette ultime bataille,

mais je n’y arrive pas complètement.

La machine est cassée, rouillée, abîmée,

je n’arrive pas à vraiment me mettre au travail comme avant,

je n’arrive pas à écrire ce mémoire dont le reste de ma vie dépend.

L’enjeu est trop grand, je ne me sens plus à la hauteur.

Et pourtant, j’ai donné des années de ma vie pour ces études,

j’ai quitté mon pays, ma famille, mes amis,

pour poursuivre des rêves que je commence à peine à toucher du doigt.

Mon esprit ne peut plus, ne veut plus,

il est las et aimerait que tout cela se termine.

Il est facile pour moi d’écrire ces quelques mots,

il m’est plus dur de rédiger ce mémoire alors qu’il me reste si peu de temps.

Tant de gens me soutiennent,

je ne veux pas les décevoir,

heureusement qu’ils sont présents.

Eux croient en moi,

Mais moi, j’ai du mal à me faire confiance.

La peur de l’après,

m’empêche d’agir sur mon présent,

et à rester fixée sur mon passé.

J’ai traversé tant de choses tellement plus difficiles,

mais je n’ai plus cette volonté d’acier,

je ne la sens plus.

Certainement la fatigue et la lassitude

sont en train de gagner le combat

contre le peu de forces qui me restent.

J’ai besoin d’avancer, malgré mes peurs et mes craintes.

Bien que soutenue par mes proches,

mon avenir reste entre mes mains.

Je suis la seule à pouvoir maintenir cette lumière, cet espoir.

Tout dépend de moi, ma vie dépend de cela,

et je ne me sens capable de rien.

Et pourtant rien n’est perdu.

Je sais bien que rien n’est perdu,

mais j’ai déjà envie de tout envoyer balader,

mes neuf années à galérer pour aujourd’hui enfin avoir mon diplôme,

tous ces sacrifices,

toutes ces épreuves traversées,

les larmes, les déceptions, 

les joies, les bonheurs auxquels j’ai eu droit.

La délivrance est proche.

Je me sens comme une femme sur le point d’accoucher.

Le travail est difficile, mais la délivrance me fera oublier toute la douleur.

Seul le résultat compte.

Malgré toutes mes peurs et toutes mes angoisses,

une part de moi bien qu’infime refuse d’abandonner,

malgré la fatigue et la lassitude.

J’en ai marre d’être sur ce mémoire,

je sature, je ne suis pas efficace,

mais je ne lâche rien, je m’accrocherai jusqu’au bout.

La fatigue me gagne, mes angoisses me bouffent,

mais une infime part de moi refuse d’abandonner.

Je cherche en moi cette hargne qui m’a fait tenir,

je vais m’accrocher jusqu’au bout comme une lionne à sa proie.

Et ensuite, on verra bien le résultat.

Advienne que pourra.

 

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